May 27, 2026 10:18 AM

Dépistage IST Hommes Gay : Le Guide Pratique pour la Belgique et la France

Dépistage IST Hommes Gay : Le Guide Pratique pour la Belgique et la France
Le dépistage IST chez les hommes gay reste une priorité de santé publique, d'autant plus que la plupart des infections sexuellement transmissibles sont asymptomatiques. Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes sont particulièrement exposés aux risques d'IST, et tout le monde peut en contracter au cours de sa vie avec une activité sexuelle active. Par contre, dépistées à temps, la plupart se traitent facilement. Ce guide pratique vous accompagne pour comprendre quand et où réaliser un dépistage IST en Belgique et en France, quels tests effectuer selon votre activité sexuelle, et comment protéger efficacement votre santé sexuelle.

Dépistage IST Hommes Gay : Le Guide Pratique pour la Belgique et la France

Le dépistage IST chez les hommes gay reste une priorité de santé publique, d'autant plus que la plupart des infections sexuellement transmissibles sont asymptomatiques. Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes sont particulièrement exposés aux risques d'IST, et tout le monde peut en contracter au cours de sa vie avec une activité sexuelle active. Par contre, dépistées à temps, la plupart se traitent facilement. Ce guide pratique vous accompagne pour comprendre quand et où réaliser un dépistage IST en Belgique et en France, quels tests effectuer selon votre activité sexuelle, et comment protéger efficacement votre santé sexuelle.

Pourquoi le dépistage IST est crucial pour les hommes gay

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Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes représentent une population particulièrement touchée par les infections sexuellement transmissibles. En 2024, les rapports sexuels entre hommes constituaient 42% des modes de contamination[1]. Cette surreprésentation s'explique par des facteurs biologiques et comportementaux spécifiques qui nécessitent une vigilance accrue.

Les IST les plus fréquentes chez les gay

Les IST bactériennes connaissent une progression alarmante. En 2024, environ 61 100 personnes ont reçu un diagnostic d'infection à Chlamydia trachomatis, 25 800 de gonococcie, et 6 500 de syphilis [1]. Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes restent majoritaires parmi les cas de syphilis, représentant 80% des diagnostics [1]. Pour la gonorrhée, 79% des cas concernaient des HSH en 2017, avec une augmentation de 510% depuis 2012 [1].

La prévalence du VIH atteint près de 18% chez les hommes fréquentant les lieux de convivialité gay [1]. Plus inquiétant encore, environ 20% des personnes séropositives ignorent leur statut [1]. Le taux d'incidence du VIH chez les HSH reste 200 fois supérieur à celui observé chez les personnes contaminées par rapports hétérosexuels [1]. Chaque année, plus de 3000 hommes gay se contaminent par le VIH [1].

Au niveau mondial, plus d'un million de nouveaux cas d'IST curables sont enregistrés chaque jour [2]. En 2020, 374 millions de personnes ont contracté l'une des quatre IST principales : chlamydiose, gonorrhée, syphilis ou trichomonase [2]. L'infection à HPV touche 300 millions de femmes, mais représente également la principale cause de cancer anal chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes [2].

Risques spécifiques liés aux pratiques sexuelles

La pénétration anale présente un risque élevé de transmission pour les deux partenaires [3]. Les muqueuses rectales, plus fragiles que les muqueuses vaginales, facilitent la transmission des virus et bactéries. Cette pratique expose particulièrement au VIH, aux infections à Chlamydia trachomatis et à la gonorrhée.

Les rapports sexuels oraux comportent également des risques souvent sous-estimés. La fellation présente un risque faible mais réel de transmission du VIH, surtout en cas d'éjaculation dans la bouche [4]. La gonorrhée pharyngée se transmet facilement lors de fellations, et l'infection dans cette zone reste fréquemment asymptomatique [5]. La personne infectée contamine ainsi d'autres partenaires sans même savoir qu'elle porte l'infection.

L'anulingus expose au risque de transmission de l'hépatite A et B, ainsi qu'à diverses infections qui se propagent par voie fécale-orale [3]. Les pratiques comme le fisting augmentent le risque de contact sang à sang et de lésions des muqueuses [3]. Ces lésions constituent des portes d'entrée facilitant la transmission du VHC chez les hommes vivant avec le VIH.

La syphilis se transmet lors de rapports oraux, vaginaux ou anaux avec une personne infectée [1]. Les chancres, indolores et parfois invisibles, peuvent se situer sur les organes génitaux ou dans la bouche [1]. Un simple contact avec une lésion suffit pour transmettre l'infection [5].

Conséquences d'une IST non traitée

Les infections asymptomatiques favorisent la propagation à l'intérieur des communautés [2]. Dans 60 à 70% des cas, la chlamydiose ne provoque aucun symptôme [2]. Non traitée, elle provoque des inflammations de l'urètre chez les hommes et peut entraîner un rétrécissement de l'urètre bloquant le passage des urines [2].

La syphilis non traitée évolue vers des complications graves sur une période de 10 à 30 ans. Elle peut entraîner des lésions cérébrales, une cécité ou une paralysie [2]. Chez les hommes vivant avec le VIH, la syphilis progresse plus rapidement d'un stade à l'autre et s'avère plus difficile à traiter [1].

Les personnes infectées par la syphilis deviennent trois à cinq fois plus susceptibles de contracter le VIH [1]. Chez les personnes séropositives, la syphilis augmente la charge virale et accroît le risque de transmission du VIH [1]. La gonorrhée non traitée peut causer une inflammation et des complications urinaires sévères [2].

L'infection à HPV provoque des cancers du col de l'utérus, de la vulve, du vagin, de l'anus et de la gorge [2]. L'hépatite B chronique touchait 254 millions de personnes en 2022 et a provoqué environ 1,1 million de décès, principalement par cirrhose ou cancer du foie [2].

Où se faire dépister en Belgique et en France

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Plusieurs options s'offrent aux hommes gay pour réaliser un dépistage IST en Belgique et en France, avec des dispositifs gratuits et anonymes adaptés aux besoins spécifiques de cette population.

Centres de dépistage gratuits en Belgique

L'Institut de Médecine Tropicale (ITG) à Anvers propose deux modalités de dépistage. Le rendez-vous standard avec un médecin spécialiste permet un dépistage complet, tandis que le Help center offre des consultations gratuites et accessibles aux populations vulnérables, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes [6]. Les tests incluent le VIH, les hépatites A, B et C, la syphilis, la chlamydia et la gonorrhée, analysés dans leur laboratoire de référence [6].

Le CHU de Liège assure le dépistage du VIH et des IST au Centre S, situé à la Polyclinique Brull au premier étage [6]. L'accès se fait par la porte mauve côté Meuse, avec des consultations adaptées aux personnes présentant des symptômes ou ayant pris un risque.

Action Test propose des dépistages rapides gratuits à plusieurs endroits : à la Free Clinic d'Ixelles tous les premiers et troisièmes mercredis du mois de 15h à 18h sur rendez-vous au 02 512 13 14 [6]. Leurs camionnettes de dépistage mobiles se déplacent également à la Gare du Midi tous les deuxièmes et quatrièmes mercredis, Place Bara tous les premiers et troisièmes jeudis, et au Marché des Abattoirs tous les deuxièmes samedis et quatrièmes vendredis [6].

Pour trouver l'ensemble des centres de dépistage belges, consultez le site depistage.be qui référence tous les points de dépistage du pays [6].

Dispositif Mon test IST en France

Depuis septembre 2024, le dispositif Mon test IST permet de se faire dépister sans ordonnance et sans rendez-vous dans tous les laboratoires de biologie médicale [6]. Ce service couvre cinq IST : le VIH, l'hépatite B, la syphilis, la gonorrhée et la chlamydiose [6]. Un auto-questionnaire définit les IST à dépister et les prélèvements adaptés [6].

Pour les moins de 26 ans, le dépistage de ces cinq IST est pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie sans avance de frais [6]. Au-delà de 26 ans, seul le dépistage du VIH reste gratuit, les quatre autres IST sont remboursées à 60% par l'Assurance Maladie et 40% par la complémentaire santé [6].

Actuellement, les jeunes femmes de 18 à 25 ans peuvent commander un kit d'auto-prélèvement à domicile sur mon-test-ist.ameli.fr pour la chlamydia et la gonorrhée [7]. Le kit est livré sous enveloppe neutre en sept jours, et les résultats arrivent sous cinq jours sur mesanalyses.fr[7]. Ce service sera étendu aux hommes au cours du second semestre 2025 [8].

CeGIDD et centres de santé sexuelle

Les Centres Gratuits d'Information, de Dépistage et de Diagnostic ont remplacé les CDAG en janvier 2016 [7]. Ils assurent le dépistage et le diagnostic du VIH, des hépatites virales et des IST, ainsi que le traitement ambulatoire des infections [7]. Les consultations sont gratuites, confidentielles et peuvent être anonymes [8].

Les CeGIDD proposent également le traitement post-exposition, la PrEP, les vaccinations contre les hépatites A et B, le HPV, et la contraception d'urgence [9]. Pour trouver le centre le plus proche, contactez Sida Info Service au 0 800 840 800 [6].

Centres de planning familial et maisons médicales

Les centres de planification proposent des dépistages sur prescription médicale dans un laboratoire [10]. En France, les centres de santé sexuelle réalisent ou prescrivent des tests de dépistage des IST [6]. Les consultations et traitements des IST sont gratuits pour les mineures et les personnes sans assurance maladie [8].

Quand faire un dépistage IST : fréquences recommandées

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Connaître le bon moment pour réaliser un dépistage IST chez les gay garantit la fiabilité des résultats et une prise en charge adaptée. Les délais varient selon les infections et votre profil sexuel.

Dépistage après une prise de risque

Faire un test trop tôt après une exposition conduit à un résultat faussement négatif [9]. Le délai minimum à respecter varie selon l'infection :

Infection

Délai minimum avant test fiable

[VIH (test sanguin)

6 semaines après le risque (https://sfshp.wordpress.com/2020/09/13/les-risques-de-sante-dans-lindustrie-du-film-adulte/)  [7]

VIH (TROD)

12 semaines [7]

Chlamydia, Gonorrhée

7 à 14 jours [7]

Syphilis

3 à 6 semaines [7]

Hépatites B et C

4 à 8 semaines [7]

Un dépistage complet des IST est recommandé 6 semaines après la prise de risque en l'absence de symptômes visibles [9]. Durant ce délai d'attente, utilisez systématiquement un préservatif pour éviter de transmettre une éventuelle infection [9].

Fréquence selon votre activité sexuelle

Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes doivent se faire dépister tous les trois mois[11][10]. Ce dépistage trimestriel inclut les trois sites de prélèvement : gorge, urètre et anus [10]. Cette fréquence concerne notamment les HSH multipartenaires et s'applique à toutes les IST [10].

Pour la chlamydia, le dépistage tous les trois mois reste recommandé chez les HSH [8]. En cas de test positif, un contrôle à 3-6 mois vérifie l'absence de recontamination, surtout si un doute existe sur l'observance du traitement [8].

Le dépistage annuel s'applique aux personnes originaires de pays à forte prévalence du VIH, notamment d'Afrique subsaharienne, des Caraïbes ou d'Amérique du sud [11]. Les usagers de drogues par injection doivent également se faire dépister tous les ans [11].

Dépistage avant d'arrêter le préservatif

Un dépistage croisé des deux partenaires s'impose avant de ne plus utiliser de protection dans un couple [7][11]. Ce bilan IST clair permet de démarrer la relation sans risque [7]. Dans ce cas, consultez votre médecin ou rendez-vous dans un CeGIDD au 0 800 840 800.

Prévention IST avant un tournage vidéo gay (Acteurs gay)

L'industrie du film adulte constitue une population à risque malgré un dépistage régulier [12]. La fréquence des IST reste importante, une partie de l'industrie refusant le port systématique du préservatif [12]. Les acteurs gay sont exposés aux risques de transmission du VIH, des hépatites, de la gonococcie, de la chlamydiose, de l'herpès et des condylomes [12].

Les différents tests de dépistage disponibles

Quatre méthodes de dépistage permettent de détecter les infections sexuellement transmissibles chez les hommes gay. Le choix du test dépend de l'IST recherchée et des pratiques sexuelles.

Prise de sang et sérologie

La prise de sang détecte le VIH, les hépatites B et C, la syphilis et l'herpès génital [13]. La sérologie VIH utilise le test Elisa de 4e génération qui détecte les anticorps anti-VIH-1 et anti-VIH-2 ainsi que l'antigène P24 du virus [6]. Ce test peut être réalisé à partir du 15e jour suivant la prise de risque, mais un résultat négatif n'est totalement fiable que 6 semaines après l'exposition [6].

La sérologie de chlamydia s'avère inutile et n'apporte aucun argument diagnostic, sauf dans les infections profondes [13]. Seules les PCR doivent être pratiquées pour cette infection [13].

Prélèvements urétraux et rectaux

Les tests d'amplification des acides nucléiques (TAAN) constituent la méthode privilégiée pour détecter la chlamydia et la gonorrhée [13][7]. Ces tests incluent le duplex chlamydia/gonocoque [13]. Les TAAN multiplex, en cours de développement, permettent de dépister simultanément chlamydia, gonocoque et mycoplasme genitalium [13].

Les données de l'interrogatoire et les habitudes sexuelles guident les sites de prélèvements à effectuer : gorge, anus et urines [13]. Chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, le prélèvement ano-rectal et pharyngé s'impose selon les pratiques sexuelles [7]. Les prélèvements peuvent être réalisés par auto-prélèvements [14][7]. Cette option facilite le dépistage et s'avère plus acceptable pour certaines personnes.

Entre 60 et 70% des personnes infectées par la chlamydia n'ont aucun symptôme, d'où l'importance du dépistage systématique par prélèvements [13].

Test urinaire

Le test urinaire détecte la chlamydia et la gonorrhée [13][14]. Les échantillons d'urine doivent provenir du premier jet, soit les 10 à 20 premiers millilitres d'urine [15]. La personne ne doit pas avoir uriné au cours des deux heures précédant le prélèvement [13][15]. Pour les hommes asymptomatiques, l'urine du premier jet au moyen d'un TAAN reste préférable à un écouvillonnage urétral [15].

Tests rapides d'orientation diagnostique (TROD)

Le TROD détecte les anticorps du VIH et du VHC dans le sang avec un résultat en 30 minutes maximum [6][11]. Ce test est fiable à 99% [11]. Par contre, il ne détecte que les prises de risque ayant eu lieu plus de 3 mois avant le test [11]. Un résultat positif nécessite confirmation par prise de sang en laboratoire [11]. En revanche, un résultat négatif ne nécessite aucune confirmation supplémentaire [11].

Dépistage des IST principales chez les hommes gay

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Chaque infection sexuellement transmissible nécessite une approche spécifique de dépistage et de prévention adaptée aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

VIH : dépistage et traitement post-exposition

Le traitement post-exposition (TPE) réduit le risque de transmission du VIH après une exposition sexuelle ou sanguine à risque. Le TPE doit être instauré le plus tôt possible, idéalement dans les 4 heures [8]. Il reste efficace uniquement s'il est débuté dans les 48 heures suivant l'exposition [8]. Ce traitement associe trois molécules antirétrovirales pendant 30 jours [16].

Les urgences hospitalières délivrent un traitement pour 3 à 5 jours, puis un médecin référent évalue la poursuite sur 30 jours [16]. Les CeGIDD et centres de santé sexuelle prescrivent également le TPE pendant leurs heures d'ouverture [8]. Le résultat du test VIH sera totalement fiable 12 semaines après le risque, soit 8 semaines après la fin du TPE [16].

Hépatites B et C : vaccination et dépistage

La vaccination contre l'hépatite B est obligatoire pour tous les bébés nés depuis 2018 en France [9]. Elle est fortement recommandée aux personnes exposées en raison de relations sexuelles avec de multiples partenaires [9]. Le profil sérologique du virus de l'hépatite B comprend trois analyses : HBsAg, HBsAb et HBcAb [17]. Un résultat HBsAg positif signifie une infection active, tandis qu'un HBsAb positif indique une immunisation par vaccin ou guérison [17]. Il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C [9].

Syphilis, chlamydia et gonorrhée

En 2019, 139 389 cas de chlamydia et 35 443 cas de gonorrhée ont été déclarés au Canada, soit des augmentations respectives de 33,1% et 181,7% par rapport à 2010 [18]. Un dépistage annuel de la chlamydia et de la gonorrhée est recommandé chez toutes les personnes de moins de 30 ans sexuellement actives [18]. Un dépistage plus fréquent, tous les 3 à 6 mois, s'impose chez les personnes sous PrEP, celles ayant récemment contracté une IST ou ayant de multiples partenaires sexuels [18].

HPV et vaccination recommandée

Depuis le 12 décembre 2025, le vaccin Gardasil 9 est remboursé par l'Assurance Maladie à hauteur de 65% jusqu'à 26 ans révolus [19]. Près de 80% des personnes sexuellement actives seront infectées par un HPV au cours de leur vie [20]. La vaccination entre 11 et 14 ans nécessite 2 injections espacées de 6 à 13 mois, tandis qu'à partir de 15 ans, trois doses sont requises [20].

Herpès génital et autres infections

En France, 10 millions de personnes portent le virus de l'herpès, dont 2 millions atteints d'herpès génital [10]. Le diagnostic repose sur le TAAN ou la culture virale, avec une sensibilité du TAAN avoisinant les 100% [12]. L'herpès génital augmente le risque d'acquisition et de transmission du VIH [12]. Les personnes évaluées pour l'herpès génital doivent être dépistées pour la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose et le VIH [12].

Résumons: Quels tests à faire à quel moment ?

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Organiser son calendrier de dépistage IST devient simple avec une vision claire des tests nécessaires et leur fréquence. Voici un récapitulatif pratique adapté aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Tableau récapitulatif

IST

Type de test

Délai après risque

Fréquence recommandée

VIH

Prise de sang / TROD

6 semaines / 12 semaines

Tous les 3 mois (HSH multipartenaires)

Hépatites B et C

Prise de sang

4 à 8 semaines

Tous les 3 mois (HSH multipartenaires)

Syphilis

Prise de sang

3 à 6 semaines

Tous les 3 mois (HSH multipartenaires)

Chlamydia

Prélèvement urétral/rectal/pharyngé + urine

7 à 14 jours

Tous les 3 mois (HSH multipartenaires)

Gonorrhée

Prélèvement urétral/rectal/pharyngé + urine

7 à 14 jours

Tous les 3 mois (HSH multipartenaires)

Explications

Pour une activité sexuelle régulière avec plusieurs partenaires, réalisez un dépistage complet tous les trois mois incluant les trois sites de prélèvement : gorge, urètre et anus. Avec un seul partenaire stable, un dépistage annuel suffit après un bilan croisé initial.

Contacts utiles pour prendre rendez-vous :

En France, trouvez le CeGIDD le plus proche en contactant Sida Info Service au 0 800 840 800. Accédez également au dispositif Mon test IST via mon-test-ist.ameli.fr pour un dépistage sans ordonnance.

En Belgique, consultez depistage.be pour localiser tous les centres de dépistage du pays. L'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers et Action Test proposent des dépistages gratuits au 02 512 13 14.

Prévention et protection contre les IST

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La protection contre les infections sexuellement transmissibles chez les gay repose sur plusieurs outils complémentaires qui s'adaptent aux besoins de chacun.

Le préservatif comme protection de base

Le préservatif masculin et féminin constituent les seules méthodes contraceptives protégeant des IST [21][22]. Utilisés correctement et régulièrement, ils préviennent très efficacement la plupart des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH [6]. L'efficacité atteint 98% lorsque les partenaires masculins utilisent correctement le préservatif à chaque acte sexuel pendant plus d'un an [6].

Par contre, deux situations limitent cette protection. Le préservatif ne protège pas complètement face aux infections à papillomavirus, d'où l'importance de la vaccination [21]. Au cours de la primo-infection et des poussées d'herpès génital, le risque de transmission reste majeur car le préservatif ne protège que des lésions situées sur le sexe [21][23].

La PrEP pour prévenir le VIH

La prophylaxie pré-exposition consiste à prendre un médicament antirétroviral de manière continue ou à la demande pour éviter la contamination par le VIH [24]. Elle s'adresse aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas utiliser le préservatif lors des rapports sexuels [24].

La PrEP en continu nécessite 1 comprimé par jour à la même heure [24]. À la demande, prenez 2 comprimés entre 2 et 24 heures avant le rapport, puis 1 comprimé 24h après la première prise, et un dernier 24h après la deuxième prise [24].

Depuis février 2026, la PrEP injectable est disponible en France avec une prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie [13]. Cette injection intramusculaire protège durant 2 mois, soit 6 injections par an [13]. La PrEP réduit le risque d'infection par le VIH mais ne protège pas contre les autres infections sexuellement transmissibles [13].

Vaccinations recommandées pour les gay

La vaccination contre l'hépatite A est recommandée chez tous les hommes qui ont des rapports entre hommes [14]. Le schéma comprend 2 doses à au moins 6 mois d'écart [25]. L'efficacité atteint plus de 98% dès 2 semaines après la première dose [25].

La vaccination contre l'hépatite B, obligatoire chez tous les nourrissons depuis 2018, nécessite un rattrapage chez les adolescents ou adultes non vaccinés [14]. Le schéma comprend 3 doses à M0, M1 et M6 [25].

La vaccination contre les papillomavirus est recommandée chez les garçons de 11 à 14 ans [14]. Un rattrapage est possible jusqu'à 26 ans chez les hommes qui ont des rapports entre hommes [14][15]. Cette vaccination prévient les condylomes ano-génitaux et les cancers de l'anus, particulièrement fréquents chez les HSH [15].

Suivi médical régulier et traitement des partenaires

Faites-vous dépister des IST de manière régulière si vous avez plusieurs partenaires et à chaque fois que vous souhaitez arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire régulier [21]. Si vous êtes traité pour une IST, prenez le traitement prescrit par votre médecin jusqu'au bout et prévenez votre ou vos partenaires afin qu'ils puissent également se faire dépister et traiter [21].

Utilisez un préservatif durant toute la période de traitement et jusqu'à la guérison pour ne pas contaminer votre partenaire [23]. En cas d'oubli ou de prise irrégulière de la PrEP, si un rapport sexuel à risque a eu lieu, commencez un traitement post-exposition dans les 4 heures [24].

Conclusion

Le dépistage régulier des IST représente un geste essentiel pour la santé des hommes gay. En effet, avec des centres gratuits et accessibles en Belgique et en France, se faire tester tous les trois mois devient simple et efficace. Les infections asymptomatiques se détectent uniquement par dépistage, d'où l'importance de respecter cette fréquence recommandée.

Les outils de prévention existent et fonctionnent : préservatifs, PrEP, vaccinations. Combinés à un suivi médical adapté, ils garantissent une protection optimale. Contactez dès maintenant Sida Info Service au 0 800 840 800 en France ou consultez depistage.be en Belgique pour trouver le centre le plus proche et protéger votre santé sexuelle.

FAQs

Q1. Peut-on se faire dépister des IST sans ordonnance médicale en France ? Oui, depuis septembre 2024, le dispositif "Mon test IST" permet de se faire dépister sans ordonnance dans tous les laboratoires de biologie médicale en France. Ce service couvre cinq IST principales : VIH, hépatite B, syphilis, gonorrhée et chlamydiose. Pour les moins de 26 ans, le dépistage est pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie.

Q2. Quels sont les différents moyens de dépistage disponibles pour les hommes ? Plusieurs ontions s'offrent aux hommes : consultation chez un médecin généraliste qui peut prescrire des tests, visite dans un CeGIDD (Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic) où les tests sont anonymes et gratuits, ou encore dans un Centre de Planification et d'Éducation Familiale. Les prélèvements peuvent inclure une prise de sang, des tests urinaires ou des prélèvements urétraux, rectaux et pharyngés selon les pratiques sexuelles.

Q3. Où peut-on se faire dépister gratuitement à Bruxelles ? À Bruxelles, plusieurs centres proposent des dépistages gratuits : le CHU Saint-Pierre au Site Porte de Hal (Rue Haute, 290), Action Test à la Free Clinic d'Ixelles, et leurs camionnettes mobiles qui se déplacent à différents endroits de la ville. Le site depistage.be référence tous les centres de dépistage disponibles en Belgique.

Q4. Combien de temps faut-il attendre après une prise de risque pour faire un test de dépistage ? Le délai varie selon l'infection : 6 semaines pour un test VIH sanguin fiable, 7 à 14 jours pour la chlamydia et la gonorrhée, 3 à 6 semaines pour la syphilis, et 4 à 8 semaines pour les hépatites B et C. En l'absence de symptômes visibles, il est recommandé d'attendre 6 semaines après la prise de risque pour un dépistage complet des IST.

Q5. À quelle fréquence les hommes ayant des relations avec des hommes doivent-ils se faire dépister ? Pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, particulièrement ceux ayant plusieurs partenaires, un dépistage complet tous les trois mois est recommandé. Ce dépistage doit inclure les prélèvements aux trois sites : gorge, urètre et anus. Cette fréquence trimestrielle s'applique à toutes les IST principales et permet une détection précoce des infections asymptomatiques.

Références

[1] - https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies-infectieuses/sante-sexuelle-infections-transmissibles-sexuellement/syphilis-ressource-prevention-adaptee.html
[2] - https://www.sante-sur-le-net.com/homosexualite-masculine-sexualite-depistages-recommandations/
[3] - https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/documents/formation/itss/7-DepistageITSS_RisquesSelonActiviteSexuelle.pdf
[4] - https://www.questionsexualite.fr/s-informer-sur-les-infections-et-les-maladies/qu-est-ce-qu-une-infection-sexuellement-transmissible/fellation-cunnilingus-anulingus-peut-on-attraper-des-ist-par-la-bouche
[5] - https://www.bbc.com/afrique/monde-62617566
[6] - https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/condoms
[7] - https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/infection-chlamydia/prevention-depistage-usage-preservatif
[8] - https://www.has-sante.fr/jcms/p_3536535/fr/traitement-preventif-post-exposition-au-vih
[9] - https://www.elsan.care/fr/nos-actualites/hepatite-b-c-d-e-comment-savoir-si-je-suis-concerne-me-faire-depister-ou-vacciner
[10] - https://www.cerballiance.fr/fr/blog/ist/herpes-transmission-et-diagnostic
[11] - https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial-de-la-reunion-974/le-test-rapide-dorientation-diagnostique-trod-1019
[12] - https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies-infectieuses/sante-sexuelle-infections-transmissibles-sexuellement/lignes-directrices-canadiennes/virus-herpes-simplex/depistage-test-diagnostiques.html
[13] - https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18853
[14] - https://www.chu-lyon.fr/vaccination-sante-sexuelle
[15] - https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Recommandations-vaccinales-specifiques/Personnes-exposees-a-des-risques-specifiques/Hommes-ayant-des-relations-sexuelles-avec-des-hommes
[16] - https://www.sida-info-service.org/dossier-tpe-pep/
[17] - https://www.hepb.org/languages/french/blood-test/
[18] - https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10495173/
[19] - https://www.ameli.fr/assure/actualites/le-vaccin-contre-les-infections-papillomavirus-humains-est-desormais-rembourse-jusqu-26-ans
[20] - https://www.has-sante.fr/jcms/p_3605077/fr/papillomavirus-hpv-le-rattrapage-vaccinal-recommande-chez-les-femmes-et-les-hommes-jusqu-a-26-ans-revolus
[21] - https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/mst-ist/prevention
[22] - https://www.questionsexualite.fr/s-informer-sur-les-infections-et-les-maladies/les-moyens-de-protection/le-preservatif-externe-pour-se-proteger-contre-les-ist
[23] - https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/mst-ist/traitement
[24] - https://www.sida-info-service.org/dossier-la-prep/
[25] - https://www.chu-montpellier.fr/fileadmin/medias/Publications/vaccination-lgbt.pdf